D’après un post Linkedin d’Emmanuelle Asselin de Tosca Consultants :
Le post souligne l’écart entre le discours marketing autour de l’IA dans les logiciels de bibliothèques et la réalité des déploiements sur le terrain.
Selon l’enquête Tosca 2026, près de la moitié des fournisseurs annoncent désormais des fonctionnalités d’intelligence artificielle dans leurs progiciels : recherche en langage naturel, agents conversationnels, recommandations de lecture, catalogage assisté, enrichissement automatique des métadonnées ou génération de résumés.
Mais derrière les démonstrations et les annonces, très peu de bibliothèques utiliseraient réellement ces outils en production.
Le texte met en évidence un marché encore immature :
- les éditeurs communiquent largement sur l’IA ;
- les bibliothèques s’y intéressent ;
- mais les usages concrets restent flous et peu stabilisés.
Plusieurs freins sont identifiés :
- absence de besoins clairement définis ;
- hésitations des équipes ;
- attentes contradictoires des décideurs ;
- qualité insuffisante des données ;
- retard persistant de la transition bibliographique.
Le post rappelle surtout qu’une IA ne peut produire des résultats pertinents sans données bien structurées. Tant que les métadonnées restent hétérogènes ou incomplètes, les promesses d’automatisation demeurent limitées.
L’idée centrale est donc prudente : avant de déployer de l’IA, les établissements devraient d’abord clarifier leurs objectifs, leurs usages réels et les bénéfices attendus pour les usagers comme pour les professionnels.
Le message invite enfin les bibliothèques à adopter une posture critique face aux annonces commerciales, en demandant systématiquement :
- combien de clients utilisent réellement ces fonctionnalités ;
- dans quels contextes ;
- avec quels résultats ;
- et à quel coût.
Le texte défend ainsi une approche pragmatique de l’IA en bibliothèque : moins centrée sur l’effet d’annonce que sur les usages réels, la qualité des données et les besoins métier.